Stage Football Bulle

2017-2018 : La promotion, enfin !

Loin de se décourager après trois échecs consécutifs, le FC Bulle se remet en ordre de bataille pour la reconquête de la première ligue. Nouvel entraîneur, Cédric Mora est chargé de réussir là où Duilio Servadio a échoué. Sa nomination au printemps précédent permet un recrutement réfléchi. Avec les venues du gardien Nicolas Grivot, du prometteur milieu de terrain Giovanni Bamba et des attaquants Simon Puertas et Fernando Rodrigues, l’équipe a belle allure sur le papier. « Je n’ai pas envie de mettre une pression inutile sur mon groupe. Qui peut prétendre aujourd’hui qu’il va monter dans dix mois ? », interroge Cédric Mora à la veille du championnat. Le nouveau coach de Bouleyres fait part de ses intentions : « Nous avons choisi des éléments de la région pour créer une équipe locale et attirer les gens au stade. Nous voulions également intégrer des jeunes. J’ai donc cinq joueurs de moins de vingt ans et deux de 21 ans. » Cédric Mora annonce également la couleur : « Je préfère me passer de pseudo-stars et faire confiance à un junior qui va se défoncer pour ses coéquipiers. Chez les nouveaux aussi, nous avons cherché de bons footballeurs qui savent se fondre dans le collectif. » La magie opère. Le FC Bulle effectue le sans-faute parfait. Il réussit l’exploit de rester invaincu durant tout le championnat et décroche sa promotion le 27 mai déjà, alors que deux journées figurent encore au calendrier. La quatrième tentative est la donc la bonne : champion avec 66 points et 13 longueurs d’avance sur son dauphin La Sarraz-Eclépens, le club retrouve la première ligue. Quatre ans après l’avoir quittée.

Pascal Dupasquier

2016-2017 : Caramba, encore raté !

« Deux c’est assez, trois c’est trop », se dit le FC Bulle à la veille d’entamer son troisième exercice en 2e ligue inter depuis sa relégation du 31 mai 2014. Une fois encore, la promotion est l’objectif du club qui, fidèle à sa politique, mise sur la carte régionale et sur quelques renforts venus de l’extérieur. La troisième tentative de retrouver la première ligue ne sera toutefois pas la bonne. Après un duel à couteaux tirés avec Portalban/Gletterens, la phalange de Duilio Servadio perd la « finalissima » de la dernière journée face aux Pêcheurs. Battu 2-0 devant 1500 spectateurs au stade des Grèves, le FC Bulle crève une nouvelle fois au poteau, à cinq points du bonheur.

Pascal Dupasquier

2015-2016 : Un léger recul

Pour son an II en 2e ligue interrégionale, Bulle mise sur la continuité. Un effectif stable, ajusté par quelques arrivées de footballeurs de l’extérieur à la valeur avérée, doit permettre à l’équipe de Duilio Servadio de viser la promotion. « En regard de l’expérience accumulée par les jeunes la saison dernière, on se doit d’avoir un discours ambitieux et de faire mieux cette fois-ci », dit l’entraîneur de Bouleyres. Le championnat s’avère toutefois plus compliqué que prévu. Quelques contre-performances inattendues et le licenciement au printemps de quatre éléments coupables d’avoir trop fait la fête lors du brunch du FC Bulle brisent l’élan de l’équipe, laquelle termine 3e et échoue dans sa quête de promotion.

Pascal Dupasquier

2014-2015 : Mano à mano avec La Chaux-de-Fonds

Pour son retour en 2e ligue inter, Bulle renoue avec ses racines. Ancien joueur du club et entraîneur des juniors inters A, Duilio Servadio succède à Hervé Bochud dont la relégation a été fatale. Le nouveau coach de Bouleyres hérite d’un contingent formé d’éléments issus du club et de la région. Un amalgame qui fait mouche. L’équipe brille et aligne les succès. Elle n’est cependant pas la seule. Elle doit composer avec La Chaux-de-Fonds, autre ogre de ce groupe 2. Les deux formations se livrent un mano à mano passionnant durant tout le championnat. Mano à mano qui, malheureusement, tourne en faveur de La Chaux-de-Fonds. Avec 71 points en 26 matches, la formation neuchâteloise brûle la politesse de la promotion au FC Bulle, 2e avec 66 points. « C’est clair que ce n’est pas la conclusion dont on rêvait, mais le bilan est plus que positif. On voulait intégrer les jeunes et redonner une image positive du club. C’est réussi », commente Duilio Servadio à l’heure de tirer son premier bilan à Bouleyres.

Pascal Dupasquier

2013-2014 : Nouvelle relégation

Avec Hervé Bochud comme nouvel entraîneur, Bulle renoue à l’ambition à l’heure d’aborder sa troisième saison en première ligue. Un effectif renouvelé à 40% doit permettre au club d’éviter les tourments de l’exercice précédent. L’objectif est clair : terminer dans la première partie du classement. Hervé Bochud demande toutefois de la patience au moment de s’asseoir sur le banc de Bouleyres : « Compte tenu de sa jeune moyenne d’âge, 22 ans, le groupe dispose d’une importante marge de progression. Cependant, un énorme travail reste à accomplir. Considérez-nous comme en rodage et ne vous attendez pas à nous voir figurer parmi les deux premiers à Noël. » Rien ne se passe toutefois comme prévu. Avec des joueurs pour la plupart venus de l’extérieur et pas toujours concernés à 100% par les réels enjeux d’une relégation, l’équipe s’incline 1-0 lors de la dernière journée à Martigny et quitte la première ligue par la petite porte. La désillusion est d’autant plus grande qu’un seul point était nécessaire au stade d’Octodure pour éviter la relégation. « C’est une grosse déception, commente Philippe Kolly quelques minutes après la défaite. Vu de la tribune, il y avait un manque de révolte que je n’explique pas. Si on n’est pas capable de battre Martigny, on est peut-être à notre juste place », conclut-il.

Pascal Dupasquier

2012-2013 : An II chahuté et printemps laborieux

La deuxième saison dans une nouvelle division de jeu est toujours la plus difficile. L’adage se vérifie pour le FC Bulle. Se présentant avec un contingent quasi inchangé, l’équipe de Paolo Martelli ambitionne une place dans la première moitié du classement. Son automne est pourtant sur courant alternatif. Sans être franchement mauvais, le premier tour laisse un goût d’inachevé avec un 11e rang sous le sapin. Des tensions dans le groupe et un déficit de communication avec le comité débouchent sur le licenciement de Paolo Martelli. Pour le remplacer avant la venue d’Hervé Bochud actée pour le championnat suivant, les dirigeants font appel à Daniel Monney. La défection de joueurs-cadres et un mercato hivernal raté complique la tâche du technicien broyard, lequel doit attendre l’avant-dernière journée pour assurer le maintien. Avec huit points glanés sur 39, le printemps s’avère très décevant. Alors qu’il visait une place dans le top 7, Bulle se classe, comme une année plus tôt, au 12e rang final… Avec trois unités seulement d’avance sur la barre.

Pascal Dupasquier

2011-2012 : Un nouveau président et le maintien

Nouveau président, Philippe Kolly hérite d’un FC Bulle de retour en première ligue. A la tête de l’équipe fanion, une figure marquante du Bouleyres : Bela Bodonyi. Le Hongrois a reçu pour mission de maintenir le club dans la quatrième division du pays. Un défi qu’il sait ardu après les départs (pour une question de permis de séjour) des deux joyaux brésiliens Kahuê Sampaio et Rodrigo Santos : « Rodrigo était un vrai patron derrière et je comptais beaucoup sur Kahuê pour marquer des buts. Mais ça ne sert à rien de s’apitoyer. On ne va pas pleurer toute la saison », commente Bela Bodonyi à l’heure de la reprise. Après un premier match cauchemardesque perdu 7-0 à Echallens, Bulle s’affirme petit à petit dans son groupe 1 et atteint la pause de Noël au 13e rang avec 16 points. Trop accaparé professionnellement, Bela Bodonyi choisit de s’en aller. Son successeur Paolo Martelli achève la mission en ramenant 21 points durant le printemps. Bulle termine au 12e rang final, l’objectif du maintien est réussi. En s’appuyant sur les juniors de la région entourés par une poignée d’anciens, Philippe Kolly a remporté son pari : malgré quelques ratés, l’apprentissage de la première ligue s’est plutôt bien déroulé. « Globalement, la mission est accomplie. Maintenant, on va poursuivre notre politique jeunesse et, sur le plan du classement, l’objectif sera de s’installer dans la partie gauche du Teletext », annonce le président.

Pascal Dupasquier

2010-2011 : Retour en grâce inespéré

Sauvé in extremis sur le papier, le FC Bulle nomme Christian Monney à la tête de sa première équipe. Le Marlinois a pour lourde tâche d’assumer la relégation avec une classe quasiment biberon, soit un contingent de jeunes footballeurs de la région entourés de quelques éléments plus expérimentés. « Quatre ou cinq ont 28 ans, les autres ont entre 17 et 21 ans. Ils sont encore perfectibles, mais ils possèdent de belles qualités », prophétise le nouveau technicien de Bouleyres avant d’afficher les objectifs du club : « On ne vise pas la première ligue tout de suite. On repart avec une base régionale et, d’après ce que j’ai pu constater en matches de préparation et en Coupe, on a une équipe capable de finir dans la bonne moitié du classement. » Contre toute attente, ce FC Bulle modèle 2010-2011 écrase tout sur son passage. Emmenée par ses deux joyaux brésiliens Kahuê Sampaio et Rodrigo Santos, grands artisans de cet exceptionnel parcours, la troupe de Christian Monney est sacrée championne du groupe 2 avec cinq points d’avance sur son dauphin Lerchenfeld. Douze mois après l’avoir quittée, le FC Bulle retrouve la première ligue. « Nous voulions redonner une bonne image du club et faire revenir des gens au stade en présentant du jeu. C’est réussi », dit alors Christian Monney, lequel ne sera toutefois pas reconduit au poste d’entraîneur.

Pascal Dupasquier

2009-2010 : La relégation en guise de « cadeau » du centième

Année de son centième anniversaire, 2010, doit coïncider avec promotion en Challenge League. Le club fait appel à Stéphane Henchoz pour occuper le poste d’entraîneur et charge Sébastien Barberis, le chef technique, de former un groupe capable d’atteindre cet ambitieux objectif. Un effectif hétéroclite avec des joueurs « de l’extérieur » incapables de s’identifier au club conduiront au désastre. Lanterne rouge avec 28 points, Bulle échoue à six longueurs de la barre. Alors qu’il visait l’ascension dans la deuxième division du pays, il se retrouve relégué pour la première fois de son histoire en 2e ligue interrégionale. Stéphane Henchoz et Sébastien Barberis ne survivent pas à cet échec et quittent Bouleyres. L’été s’annonce particulièrement délicat pour le FC Bulle qui, une fois la relégation entérinée, projette de fusionner avec La Tour/Le Pâquier. Convoqués en assemblée extraordinaire, les membres rejettent le projet après votation. Désavoués, le président Jorge de Figueiredo et son comité rendent leur tablier. Menacé de disparition, le club sera finalement remis en selle par un comité « de salut public » articulé autour du président d’honneur Charly Grandjean et de Patrice Bertherin, ancien coprésident quelques années plus tôt.

Pascal Dupasquier

2008-2009 : Le grand chambardement

Auteurs de 52 des 66 buts inscrits par le FC Bulle lors du championnat 2007-2008, Lucien Dénervaud, Matthieu Bucher, Raphaël Darbelley et Abraham Keita sont partis sous d’autres cieux. Ils laissent Bouleyres dépourvu de sa puissance de frappe. La formation de Steve Guillod aborde la saison 2008-2009 sous le signe du grand chambardement. Plus d’une demi-douzaine de joueurs a quitté le club et quatorze nouveaux éléments, répartis entre footballeurs expérimentés (René Martinez, Arthur Gnohere, Vincent Talio) et jeunes de la région, font leur apparition. « Avec quatorze nouveaux noms, je repars de zéro », explique Steve Guillod à la veille de la reprise. L’entraîneur fait part de ses doutes : « L’équipe n’est pas expérimentée. Même les joueurs clés qui connaissent bien la première ligue restent jeunes.» Le président Jorge de Figueiredo annonce cependant des objectifs ambitieux : « Nous avons fini au cinquième rang la saison dernière. L’objectif est de faire mieux, donc de terminer entre la première et la quatrième place » dit-il au journal La Liberté. Il avoue également : « Ce sont des objectifs élevés, mais nous nous devons d’être ambitieux à l’aube du centième anniversaire du club qui sera célébré en 2010, année où nous viserons le retour en Challenge League. »

Bouclé au 2e rang, le premier tour répond aux espoirs du président. Un début de printemps compliqué avec trois défaites initiales à Fribourg, Naters et Martigny coûtera sa place à Steve Guillod, lequel sera remplacé par son assistant Jacques Descloux jusqu’au terme du championnat. Bulle vivra un printemps en dents de scie et se classera finalement au 6e rang avec 48 points.

Pascal Dupasquier

2007-2008 : Regain de crédibilité

Miraculé grâce aux trois points récoltés in extremis sur le tapis vert au détriment d’UGS, le FC Bulle a retenu la leçon. Sur le plan des transferts, il mène une campagne empreinte d’intelligence en battant le rappel des anciens Yann Verdon et Cédric Mora (artisans de la promotion en Challenge League en 2003), et en engageant des valeurs sûres telles que Matthieu Bucher, Raphaël Darbellay et Abraham Keita. « Je suis satisfait, parce que le groupe a été mûrement réfléchi, explique l’entraîneur Steve Guillod avant le début du championnat. L’idée était d’avoir des joueurs qui ne nous posent pas de problèmes en dehors du terrain. Nous avons évité les cas entre guillemets. » Le président Jorge de Figueiredo se montre lui aussi optimiste : « C’est une nouvelle saison pleine de promesses, une saison qui doit faire oublier celle de l’an passé. » Les attentes sont, cette fois, exaucées. Au terme d’un championnat de bonne facture, l’équipe de Bouleyres se classe au 5e rang avec 48 points. Le FC Bulle obtient ainsi le titre honorifique de meilleur club du canton devant Fribourg (8e avec 44 points), Guin (10e avec 41 points) et La Tour/Le Pâquier (14e avec 38 points). Autre satisfaction : l’éclosion de Lucien Dénervaud, 27 fois buteur lors de cet exercice 2007-2008.

Pascal Dupasquier

2006-2007 : Réapprentissage de l’humilité

Refroidi par sa décevante saison précédente terminée au 8e rang, le FC Bulle change de discours. En veilleuse, les rêves de finale ouvertement affichés une année plus tôt, et place au long terme avec un contingent passablement remodelé. Les départs du buteur Nicolas Weber (26 goals lors de l’exercice 2005-2006), du meneur de jeu Yann Verdon et un budget revu à la baisse (de 15 à 20%) attestent que Bouleyres est en mode « humilité ». « Le FC Bulle en Challenge League, c’est une vision que nous avons désormais à long terme. Nous aimerions retrouver la ligue nationale à l’horizon 2010, année du centenaire du FC Bulle. Pour la saison à venir, nous avons demandé à l’équipe de faire mieux que la 8e place de l’exercice précédent », explique Jorge de Figueiredo dans les journaux fribourgeois. Le championnat ne répond malheureusement pas aux attentes du président. Avec un contingent qui a perdu des joueurs et de la substance au fil de la saison, Bulle vit des mois difficiles. En particulier durant le printemps, où, après avoir cru un temps à la relégation avant de récupérer trois points sur le tapis vert (victoire 3-0 par forfait contre UGS coupable d’avoir aligné un joueur étranger de trop), le club obtient son maintien lors de la dernière journée grâce à son succès 4-0 sur Serrières. Finalement 12e avec 31 points, le FC Bulle se sauve aux dépens de Martigny qui, avec 30 points, est relégué en 2e ligue inter.

Pascal Dupasquier

2005-2006 : Sous le signe de la rénovation

La saison 2005-2006 part sous le signe de la rénovation. La descente en 1ère ligue permet de renouveler en partie le contingent de la 1ère équipe. Michel Sauthier, ancien entraîneur des M18 du FC Sion, reprend l’équipe après le départ de Jochen Dries. A remarquer l’arrivée de l’ex-Bâlois Sébastien Barberis et l’intégration de nombreux juniors et des joueurs de la région dans le contingent. L’objectif principal du club est réintégrer l’élite du football suisse après une relégation encore pleine de regrets.

Le départ du championnat semble déjà prévoir une saison d’excellente facture pour le FC Bulle avec les différentes victoires, mais les équipes genevoises viennent couper cet élan. Les fantômes de la Challenge League refont surface chez certains joueurs. L’équipe n’arrive plus à être constante dans ces prestations lors de cette fin de 1er tour. Le bilan final de cette première partie de championnat est de 22 points en 16 matchs. Malheureusement, ce bilan compromet déjà les ambitions finales du club.

Le printemps est marqué par le départ et l’arrivée de plusieurs joueurs. Le 2ème tour commence triomphalement avec une fessée au FC Grand-Lancy. Mais l’élan est à nouveau tout de suite coupé avec des matchs nuls et des défaites. La défaite 5 à 0 contre le CS Chênois sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Le FC Bulle est Michel Sauthier décident de se séparer d’un commun accord avec effet immédiat. A la surprise générale, Steve Guillod est de retour sur le banc de Bouleyres, l’homme qui a réussi le miracle de faire monter en 2003 le FC Bulle en Challenge League. Le championnat se termine malheureusement sur un bilan mitigé. L’équipe finit au 8ème rang avec 40 points et à 16 points du premier. Nicolas Weber aura été le meilleur attaquant de la saison en marquant 26 buts sur les 46 réussites du FC Bulle.

Marino Grisanti

2004-2005 : La fin d’un rêve

L’aventure du FC Bulle dans l’élite du football suisse s’est provisoirement terminée après 2 saisons. Pourtant il semblait qu’un avantage de 11 points sur la lanterne rouge Baden à la fin du premier tour serait bien plus que suffisant…Que de regrets pour la fin d’un rêve qui aurait dû encore durer.

Le départ du championnat pour le FC Bulle ne commence pas de la meilleure façon. L’équipe sous les ordres de Jochen Dries ne récolte pas beaucoup de points au cours de ses premiers matchs. Beaucoup de malchance et de maladresse viennent frapper le club. Comment ne pas oublier un retour de situation digne des remontées du FC Liverpool contre le FC Lucerne à domicile, qui par malheur ne s’est pas terminé par un succès. Ou encore la victoire du FC Bellinzone dans les dernières 8 minutes quand le FC Bulle menait 2 à 1. Le penalty raté contre Wil qui a valu une défaite 2 minutes plus tard. Mais le FC Bulle fournit aussi des matchs spectaculaires comme par exemple le 2-2 contre le FC Sion ou les victoires contre Winterthur, Meyrin et Concordia BS. Malgré toutes ces mésaventures, l’équipe se retrouve à la fin du premier tour en dessus de la barre de relégation.

L’automne 2004 est aussi marqué par la démission de Patrice Bertherin de son poste de co-président et Jorge de Figueiredo devient le président du club phare du canton. Le FC Bulle est éliminé très tôt par le FC Yverdon-Sports (promu à la fin de la saison en Super League) en Swisscom Cup. Durant l’hiver, la faillite du FC Servette a pour conséquence qu’une seule équipe est reléguée de la Challenge League à la fin de la saison.

La météo capricieuse vient perturber la reprise du championnat au printemps. Des neiges exceptionnelles empêchent une bonne préparation du FC Bulle. Mais celle-ci ne sera pas la cause de ce 2ème tour très décevant. La première équipe ne récolte que 8 points lors de ce 2ème tour avec la pire défense du championnat, tandis que Baden réussit l’exploit inespéré de rattraper son retard, ce qui vaut à notre club la relégation en 1ère ligue. Nous retiendrons donc de cette saison les 2 matchs nuls contre le FC Sion et l’obtention de la licence grâce à une politique financière saine.

Marino Grisanti

2003-2004 : Retour dans la cour des grands

19 juillet 2003, le FC Bulle dispute son premier match de la saison 2003/2004 en Ligue Nationale B, désormais appelée Challenge League. Sous la conduite de Steve Guillod, l’équipe ne perdra pas de temps pour acquérir le premier bonus et ceci aux dépens du FC Vaduz (équipe favorite du championnat), en remportant 2 à 1 le match au Liechtenstein et en perdant 1 à 0 à domicile. L’équipe s’offre ensuite Baden et La Chaux-de-Fonds à l’extérieur. Mais dès lors, la poisse s’empare des hommes de Bouleyres. De nombreux points se perdent sur le chemin de la maladresse…jusqu’aux 2 derniers matchs du 1er tour contre Winterthur qui apporteront 8 points !

Le FC Bulle participe aussi à la Swisscom Cup, et est éliminé en 1/8 de finale par le FC Thun, club de Super League. La coupe est finalement remportée par le FC Wil, relégué en Challenge League pour la saison 2004-2005, face à Grasshoper.

L’automne est aussi marqué par la disparition d’un membre important du club, M. André Grandjean, qui a voué une grande passion durant toute sa vie pour le FC Bulle.

L’année 2004 ne commence pas de meilleure façon, le club fait face à d’énormes problèmes concernant le transfert de deux joueurs. La Swiss Football League retardera de plusieurs matchs leur qualification. L’équipe n’empoche que 2 points sur 6 matchs et la belle aventure de Steve Guillod avec le FC Bulle se termine après une défaite de 5 à 1 sur le terrain de Concordia Bâle. M. Jochen Dries sera dès lors le nouvel entraîneur. La réaction de l’équipe ne se fait pas attendre, elle alignera 22 points en 9 matchs, ce qui lui vaudra le maintien en Challenge League pour la saison 2004/2005.

Coté statistiques, le FC Bulle a obtenu six fois les points bonus, mais seulement 2 fois des vitoires à domicile. La défense bulloise ne figure pas parmi les meilleures du championnat (54 buts), tandis que l’attaque est dans la moyenne (42 buts).

Parmi les Juniors, à relever particulièrement la victoire du titre cantonal chez les Juniors D et et la participation des Inters B pour la 2ème année consécutive aux finales suisses à Bâle.

2002-2003 : Des doutes au paradis!

La saison 2002 commence tristement pour le club : Jacques Gobet, l’homme qui a fait le FC Bulle, nous quitte juste avant le début du championnat. Une compétition qui débute très mal pour l’équipe de Bouleyres puisque après 4 matchs, le FC Bulle engendre seulement 4 points et l’entraîneur Francis Sampedro, à la tête de l’équipe depuis plusieurs années, démissionne étant remplacé par Steve Guillod, l’homme qui redressera le tir. Pour preuve, le FC Bulle réussit l’exploit de gagner 5 matchs d’affilée. L’équipe termine le 1er tour avec 27 points, bien plus de ce que l’on pouvait espérer !

Le deuxième tour commence avec deux défaites, dont le derby fribourgeois qui sera marqué par le record d’affluence de spectateurs au stade de Bouleyres et l’au revoir du concierge Silverio Luzi. Après la défaite contre ES FC Malley, le FC Bulle aligne 8 victoires consécutives en s’imposant sur des terrains très insidieux. Ce record ouvrira les portes de la promotion en LNB puisque l’équipe terminera à la deuxième place du groupe avec 55 points (1 point de plus qu’au 1er tour).

La crise financière que certains clubs de ligue nationale vont vivre va apporter des modifications pour la promotion en LNB. Pour être promu, le club doit remporter une  » finale  » qui se joue sur un aller-retour contre le SC YF Juventus. Le match aller au stade de Bouleyres se termine sur le score de 1 à 1 avec beaucoup de regrets pour les hommes de Steve Guillod. Mais il faudra seulement attendre 1 semaine pour entrer dans l’histoire. Le FC Bulle s’imposera 3 à 1 à Zürich dans l’incrédulité totale des supporters. Il aura fallu attendre 9 longues années pour revoir à Bulle la ligue nationale B, pardon…selon la nouvelle formule, la Challenge League. Cette année fantastique se termine avec la retraite à 42 ans du gardien Bertrand Filistorf, l’homme qui a protégé pendant 23 ans la cage du FC Bulle.

Cette nouvelle saison a aussi vu la naissance d’une 3ème équipe d’actifs (qui a été promue en 4ème ligue). Dans la section juniors, une mention particulière pour les juniors Inter B et leur entraîneur Jacques Thalmann puisque ils terminent en tête de leur groupe et participent à la finale suisse en s’adjugeant la 5ème place. Enfin à relever l’ouverture du club au monde informatique avec son site www.fcbulle.ch.

1972-2002

1977 Promotion en LNB

1978 Relégation en 1ère ligue

1981 Promotion en LNA

1982 Relégation en LNB

1992 Promotion en LNA

1995 Retour en 1ère Ligue

Une place plus conforme

Quelques mois dans son existence. Bulle a rêvé en couleurs. Ce qui ne saurait dire que de tels instants ne pourront se répéter. Aujourd’hui pourtant, la première équipe, qui a connu tout de même quelques peines à se stabiliser après les événements précités (souvenons-nous de l’épisode Hans-Otto Peters) milite en Ligue nationale B, où elle paraît mieux à même de tenir un rôle intéressant. Roland Guillod est à la barre et si le style a un peu changé, les Bullois ont pris conscience de leurs responsabilités.

Derrière eux, c’est en effet tout un groupement qui se sent concerné, qui, du plus petit junior au vétéran, en passant par cette multitude de travailleurs de l’ombre, de membres actuels ou anciens du comité ou des diverses commissions méritent à ce titre une mention spéciale.

Parce que tous, ils savent se montrer solidaires avec la vie d’un club vieux de trois quarts de siècle, mais par contre toujours jeune et dynamique lorsqu’il s’agit de lancer des idées profitables à la cause du football.

Marcel Brodard

Fallait y penser

« Objectif maintien, mais en soignant la manière » indiquait Jean-Claude Waeber avant le coup d’envoi de la seconde saison. On sait aujourd’hui ce qu’il advint du F.C. Bulle et de son entraîneur. Partis sous d’autres cieux, Cotting et Jauner ont gravement fait défaut à une équipe qui ne réussit plus jamais à extérioriser ses qualités. Ceci malgré l’inauguration d’une magnifique tribune de 800 places qui ne demandait qu’à vibrer aux exploits des footballeurs de l’endroit.

A la fin novembre, Waeber, l’homme des trois promotions, était contraint de rendre son tablier. Personne n’épiloguera sur cette période somme toute malheureuse. On regrettera néanmoins des transferts ratés, tant au niveau des départs qu’à celui des arrivées. Mais, comme disait l’autre, fallait y penser avant !

Appelé à la rescousse, Jacques Despond, l’homme sur qui reposent énormément d’espoirs quant à l’actuel mouvement junior, suscita un moment donné un nouvel élan. Le mal était néanmoins profond. Bulle devait quitter l’élite. Son passage au premier échelon du football suisse n’est cependant pas prêt d’être oublié. Surtout par Servette !

Bravo les gars !

Cuennet, Duc, Ruberti, Reali, Jauner, Moser, Golay, Sampedro et Bouzenada, la liste des arrivées dans le camp bullois avant la première campagne de LNA est éloquente. L’équipe devra souquer ferme, Jean-Claude Waeber veut un effectif conséquent à sa disposition. Le calendrier, d’entrée de cause, n’est pas clément avec le benjamin. Le premier match impose en effet un déplacement en terres zurichoises, chez les Grasshoppers. Un homme se réjouissait particulièrement de ce premier match en élite : Michel Gapany, récemment appelé à des tâches au comité directeur. Le destin en décida autrement et peu avant le début du championnat, les Bullois accompagnaient leur nouveau dirigeant à sa dernière demeure.

Dans l’antre des  » Sauterelles « , Bulle afficha le culot qui était devenu son arme. Au point d’ouvrir le score grâce à un penalty transformé par ce terrible chasseur de buts qu’est Roland Blanchard. La logique allait finalement être respectée, mais Bulle grignotait des points importants en répondant présent à chaque rendez-vous l’opposant à des adversaires aux ambitions limitées.

Le 22 août 1981, il remportait sa première victoire en Ligue nationale A en battant Aarau et, si souvent il dut s’incliner sur le score de 1 à 0, il bouclait néanmoins le premier tour avec 10 points à son actif, à la onzième place d’un classement qui regroupait seize équipes.

Régénérée par un camp d’entraînement en Espagne, l’équipe allait réussir son plus grand exploit à la reprise. Aux Charmilles, contre un F.C. Servette qui gambadait en tête du classement, Jean-Claude Waeber et ses hommes obtenaient un sensationnel résultat nul. C’était, en quelque sorte, le coup de pied de l’âne aux barons du football suisse ! De ce choc, Servette ne se remit jamais. Quant aux Bullois, ils poursuivaient leur bonhomme de chemin et sauvaient leur place en Ligue nationale A grâce à une victoire obtenue sur Saint-Gall.

 » Bravo les gars  » titrait alors le journal  » La Gruyère  » dont le chroniqueur sportif avait trouvé les mots simples, mais justes pour résumer l’état d’esprit des supporters bullois qui voyaient encore l’équipe des seniors couronner une magnifique saison en s’emparant du titre de champion cantonal.

Incroyable mais ... VRAI

Les chevilles ouvrières de l’organisation, à savoir le président Gobet, Jacques Jelk et celui à qui les Bullois devront un jour ériger une statue, Jean-Pierre Sciboz, avaient bien travaillé à l’inter-saison. Si bien même que Bulle prit un départ en fanfare pour se retrouver bientôt seul en tête.

Bertrand Fillistorf, Mario Mantoan, Jean-Pierre Gobet, Jean-Marie Dorthe étaient devenus des Bullois à part entière; grâce à leur concours, l’équipe était concurrentielle au niveau des meilleurs. On se prenait même à rêver avec la venue en Bouleyres du F.C. Zurich de Daniel Jeandupeux pour le compte de la Coupe de Suisse. Seiler et Jerkovic se chargèrent alors de remettre l’église au milieu du village.

En championnat cependant, c’était la douce euphorie et malgré une fin de parcours un peu pénible, les protégés de Jean-Claude Waeber et Jacques Gobet arrachaient une sensationnelle promotion en Ligue nationale A.

C’était un coup de tonnerre dans le football helvétique, dont les nantis se demandaient à quelle sauce ils allaient bien accommoder ces Fribourgeois insolents, qui bousculaient certainement toutes les idées de hiérarchie préalablement conçues.

En haut-lieu pourtant, on prenait conscience que quelque chose se passait en Gruyère. Les mérites de Jacques Gobet lui valaient d’entrer dans le cercle des dirigeants des amis de l’équipe nationale et Bertrand Fillistorf signait un bail d’une demi-douzaine de matches avec l’équipe suisse des Espoirs. En bref, la douce folie était devenue une réalité.

A l'image de Luthy et de Gottéron

Le F.C. Bulle de Waeber n’allait pas s’embarrasser de fioritures. Certes le cadre avait belle allure, avec les arrivées de Gobet, Hirschi, Blanchard et le retour de Roger Piccand. Mais l’amalgame, il fallait le réaliser. Et c’est là que Waeber montra une des facettes de son talent.

Bulle, donc, repartait d’un très bon pied et s’emparait en premier lieu de la Coupe Fair-Play. A Noël, l’équipe caracolait en tête avec quatre points d’avance sur Etoile Carouge et huit sur Renens. Son effort soutenu fut un peu à l’image de ceux fournis par Jacques Luthy à Lake Placid ou par le H.C. Gottéron qui accédait à la Ligue nationale A.

Champion de groupe. Bulle faillit pourtant trébucher dès son entrée dans les finales. Un but inespéré de Norbert Bapst, inscrit à deux minutes de la fin du premier match contre Altstätten, permettait à l’équipe de sauver la face en obtenant un petit match nul. L’avertissement portait ses fruits et c’est finalement sans aucun problème que l’équipe allait, par la suite, diriger la manœuvre pour retrouver sa place en Ligue nationale B.

Cette fin de saison voyait l’arrivée à la présidence des supporters de Jacques Jelk, un homme dont on n’a jamais pu mesurer exactement la somme de bienfaits qu’il a apportés à un F.C. Bulle qui retrouvait en lui le personnage calme et pondéré, absolument indispensable à l’équilibre du club dans cette période de folies sportives.

Le Mexique contre la poisse

Alphonse Edenhofer allait réussir à donner un style particulier au F.C. Bulle. La poisse qui lui a trop souvent collé à la peau l’empêcha pourtant de mener ses idées à bien. En Ligue nationale B, Bulle ne fit jamais mauvaise figure, tout comme en Coupe de Suisse, où il inquiéta même assez sérieusement les Grasshoppers sur le Hardturm. La culbute ne pouvait toutefois être évitée. Toutes les médecines, même celle consistant à engager un renfort étranger avec l’Islandais Gudgeir Leifson, furent inopérantes. Les Bullois, pas seulement parce qu’ils terminèrent leur pensum le verre de Champagne à la main, connurent pourtant des moments inoubliables dans ce maudit championnat. Tout d’abord le Mérite sportif fribourgeois leur fut attribué, mais encore, l’équipe engrangea des souvenirs pour toute une vie, suite à un merveilleux voyage au Mexique, quelque temps avant que Joseph Rime, le sponsor, soit élu Roi du Carnaval. A la fin de l’été 1978, l’ouvrage était remis sur le métier : mais en première ligue, et dans le groupe dit  » suisse allemand « . En inscrivant les cinq buts des siens lors du premier match joué contre Fétigny, Cotting démontrait qu’il était une nouvelle fois prêt à tenir cette baguette de chef d’orchestre qui lui était en principe dévolue. Bulle jouait les premiers rôles, accueillait Tino Rossi et l’équipe de Belgique pour un match des sélections UEFA, mais ne pouvait empêcher Delémont d’enlever le titre. Entretemps, ils furent nombreux les membres de la grande famille des footballeurs à rendre un dernier hommage à Eugène Boschung, leur ancien président, décédé en avril 1979, Eugène Boschung qui manquait rarement l’occasion d’encourager ses  » petits  » depuis la vétusté tribune de Bouleyres.

Au moment des finales, Edenhofer et ses hommes avaient à nouveau le vent en poupe. La peau de banane eut pour nom Rarogne. Adieu les beaux espoirs ! Edenhofer, qui n’était vraiment pas béni des dieux, avait raté son pari et il cédait sa place à un revenant, cet homme animé d’une confiance sans pareille, capable de transcender ses joueurs, cet homme qu’il est inutile aujourd’hui de présenter : Jean-Claude Waeber.

L'élan et le saut

Quelques noms qui font partie de l’histoire contemporaine du F.C. Bulle apparurent à l’aube de la saison 1975-1976. Tippelt, Bapst, Kvicinsky, pour ne citer qu’eux, avaient rejoint les cadres. Jean-Claude Waeber pouvait s’appuyer sur un effectif bien fourni. Coup de tonnerre pourtant! Le modeste Naters « shootait » des Bullois trop confiants hors de la Coupe de Suisse. Le coup était dur à digérer et une première mesure fut alors prise avec l’engagement d’un nouveau gardien de but, le géant Georges Favre.

Le championnat fut pourtant plus heureux, hormis le regrettable accident survenu à Michel Oberson, le tireur d’élite, qui après un come-back étonnant se retrouva cloué sur un lit d’hôpital, la jambe fracturée au terme d’un débat musclé avec le F.C. Berne. Le titre, Bulle se l’appropriait quand même mais échouait aux portes de la Ligue nationale B contre un F.C. Kriens qui pourtant ne lui était en rien supérieur.

L’élan toutefois fut bien pris, le saut réussit la saison suivante. En juin 1977 en effet, la Ville de Bulle connut une soirée digne des plus folles nuits d’un Carnaval ressorti de ses cendres, grâce aux initiatives des dirigeants locaux.

Malgré un départ de championnat boîteux qui avait nécessité le retour sur le terrain de Jean-Claude Waeber, Bulle avait su passer l’épaule au bon moment pour enlever le titre de champion de groupe. En finales, Koeniz et Berne faisaient connaissance avec la force de frappe des Gruériens à domicile et lors de l’ultime rendez-vous contre l’équipe du Neufeld, où militait un certain Hans-Otto Peters, les Bullois emballaient plus de 5000 personnes totalement acquises à leur cause, se battaient avec un courage incroyable et décrochaient enfin la timbale avec cette promotion tant souhaitée en Ligue nationale. Inutile de parler de l’ambiance qui régnait alors dans cette formidable équipe de copains!

Conscient du travail bien fait, Jean-Claude Waeber cédait la direction de l’équipe-fanion à Alphonse Edenhofer. Il fut fêté comme il se doit par un entourage qui témoigna également sa vive reconnaissance à Robert Vuichard (50 ans au club), Roger Dubuis (25 années d’activité diverses) et Robert Pipoz, l’homme qui avait convaincu Jacques Gobet de s’intéresser de près au F.C. Bulle, ces trois personnages ayant demandé à être libérés des charges qui alors étaient les leurs.

L'arrivée d'un pilier

Les promesses de ce championnat glorieux furent encore attisées par le transfert d’un homme qui allait parfaitement s’identifier à sa nouvelle équipe : Jean-François « Kinet » Cotting. Malheureusement, et curieusement aussi, la saison 1974 – 1975 laissa beaucoup de monde sur sa faim. L’équipe, après sa première période un peu folle, avait besoin de s’oxygéner. Les résultats s’en ressentirent immanquablement.

Cette époque donnera néanmoins quelques souvenirs à la postérité. C’est ainsi qu’elle fut marquée par le départ de la présidence des vétérans de Robert Pipoz, après seize années d’activité. Les juniors A enlevaient pour leur part le titre de champion de groupe et l’Ecole de football connaissait un dynamisme du meilleur aloi. C’est aussi à ce moment que Manuel Gonzalez, ce fier Espagnol qui avait rendu tant de services au football bullois, décida de s’en retourner dans son pays d’origine.

La marche en avant

On ne sait trop si Jean-Claude Waeber et ses hommes étaient alors des « fans » de Michel Sardou, mais la fameuse  » Marche en avant  » du chanteur français aurait pu devenir l’hymne bullois. Le championnat de deuxième ligue 1972/1973 ne fut en effet qu’une simple formalité et cette fois, le coup était bien préparé. Les finales d’ascension en première ligue, le F.C. Bulle les domina de la tête et des épaules. Trente ans après avoir conquis une place en deuxième ligue, nos footballeurs gravissaient un nouvel échelon en balayant sur leur passage Assens, le représentant vaudois, et Saint-lmier, le champion neuchâtelois. L’euphorie qui régnait alors atténua la relégation des juniors de la catégorie interrégionale.

Mais ce n’était pas fini, loin de là. Emporté par un élan irrésistible, bien équilibré par une judicieuse campagne de transferts qui permit à Perret, Uldry et Demierre, entre autres, d’endosser l’uniforme de la première équipe, Bulle allait signer une entrée fracassante dans le concert de la première ligue. Tout lui réussissait et à l’automne, l’équipe totalisait un maximum de points après sept rencontres. L’engouement populaire était également sensationnel, au point que, face à Meyrin, les caisses submergées enregistrèrent plus de 4000 entrées payantes. Alors que le maintien était un peu plus tôt la seule ambition déclarée, la Ligue nationale B se profilait à l’horizon.

Engagé dans les finales d’ascension, Bulle échouait pourtant contre un coriace Brunnen, aidé quelque peu par un arbitrage douteux lors du match aller. L’exercice était néanmoins triomphal puisqu’il bouclait avec un bénéfice de 22’000 fr. et que le club se voyait doté non seulement de ce fameux second terrain, mais aussi de l’éclairage. Les autorités communales avaient tenu à saluer à leur manière les performances de leurs ambassadeurs aux quatre coins de la Romandie.

1971-1985 : L'arrivée d'un fameux tandem

Le vendredi 11 juin est une date que les Bullois se doivent de ne pas oublier.

C’est en effet lors de ces assises annuelles qu’apparut le fameux tandem qui allait propulser l’équipe-fanion vers les sommets. Elu à la présidence de la société, Jacques Gobet présentait à ses administrés un nouvel entraîneur, un « Bolze » qui avait fait ses classes au F.C. Fribourg, avant de tenter sa chance aux Young Boys : Jean-Claude Waeber.

Les deux hommes ignoraient encore qu’ils allaient écrire les plus belles pages de la vie du club ; pourtant, dès le début du championnat, le ton était déjà donné. Grâce à un but de Jean-Claude Jungo inscrit contre Courtepin, le jour même où Jo Siffert trouvait la mort à Brands-Hatch, le F.C. Bulle s’emparait de la tête du classement et personne ne put l’en déloger. Les finales de promotion drainaient 3500 spectateurs dans l’enceinte de Bouleyres lors de la venue de Renens. La douche fut plutôt froide, les Vaudois s’imposant 3 à 0, anéantissant d’entrée de cause toutes les aspirations gruériennes.

« Ce n’est que partie remise » clamait Jacques Gobet lors de l’assemblée générale qui s’ensuivit, assemblée durant laquelle on évoqua pour la xème fois l’aménagement d’un second terrain.

Comme il avait raison !

1960-1971 : De Kurt Stern à ... Kurt Stern

De 1960 à 1971, le F.C. Bulle  » batailla  » sous la conduite de quatre entraîneurs. Premier de la liste, Kurt Stern, le plus Gruérien des Thounois, mena son équipe au titre de champion de groupe (1961) mais échoua contre Breitenbach en finale. Cette saison fut néanmoins marquée d’une pierre blanche, puisque Bulle II obtenait ses galons de troisième ligue grâce à une victoire sur Promasens. Les années suivantes virent le F.C. Bulle disputer un championnat sans soucis, tout en tenant un rôle d’arbitre non négligeable. C’est aussi à ce moment que l’équipe prit congé de deux joueurs qui avaient marqué leur passage de manière spectaculaire, à savoir Bernard Ruffieux et Francis Coquoz.

A l’assemblée générale de 1963, Henri Seydoux, après 45 années d’activité au club, remettait son bâton de président à Charly Grandjean. Henri Seydoux a bien mérité de la société qui lui témoigna sa gratitude par une chaleureuse ovation en le nommant président d’honneur. La caisse étant renflouée, Charly Grandjean allait doter le F.C. Bulle d’une nouvelle forme de management, posant en quelque sorte les bases de l’organigramme actuel, s’entourant de Robert Vuichard, Paul Mivelaz, Gilbert Crausaz, Georges Thalmann et Fernand Buffat, entre autres. C’est au cours de cette même assemblée que fut présenté à l’assistance un nouvel entraîneur, en la personne d’Antoine Marbacher. Avec lui, l’équipe sera toujours dans le coup jusqu’à la fin du championnat. Mais Central en 1964, puis Fétigny en 1965, se révélèrent finalement les bourreaux d’une équipe régulièrement installée aux places d’honneur.

Figure légendaire du F.C. Fribourg, Lucien Raetzo occupera les fonctions d’entraîneur à partir de 1965. Invaincu en championnat, Bulle terminait sa première année sous la houlette de Raetzo avec 10 points d’avance, mais se cassait les dents en finale d’ascension contre International Genève et Assens. Une saine politique au niveau des juniors commençait à porter ses fruits. Le plus illustre de cette nouvelle génération de talents fut Jean-Claude Bruttin, lequel, ayant connu la « poisse » du marqueur contre International Genève, quittait alors Bulle pour Sion. Un premier tour décevant influençait les résultats de la saison suivante, au terme de laquelle Mario Tomasini se retrouvait nanti des responsabilités présidentielles. C’est aussi à ce moment-là que les Bullois accueillirent dans leurs rangs celui qui allait faire trembler les filets de toute la Suisse romande: Michel Oberson. Le haut fait de cette décennie se situe pourtant au cours de l’exercice 1968-1969. Michel Oberson faisait alors valoir ses dons de canonnier et Roger Piccand, un autre junior talentueux, montrait le bout de l’oreille. A l’instar de Jean-Claude Bruttin et Marc Berset, il allait lui aussi signer par la suite un joli parcours en Ligue nationale A. Le grand moment fut donc le rendez-vous de Coupe suisse contre La Chaux-de-Fonds, club de l’élite du football suisse au sein duquel militaient Léo Eichmann, Tony Allemann, Jean-Claude Richard et le professionnel allemand Wulff. Sans complexe, les Bullois secouaient leurs hôtes, ouvraient le score par Oberson, égalisaient à 2 à 2 peu avant la mi-temps par Piccand, avant de succomber, non sans bravoure, sur la marque de 4 à 2. Le championnat ne répondit pas aux espoirs nés de ce match un peu fou, mais les vétérans et les juniors obtinrent de magnifiques résultats, relevés au cours d’une assemblée générale qui fêta Paul Privet pour ses 30 ans d’arbitrage et Robert Vuichard qui bouclait sa 42e année au service de la cause bulloise.

Après 12 ans passés au F.C. Bulle en qualité de joueur et d’entraîneur, Kurt Stern quittera son poste au terme de l’exercice 1971. Il avait renoué avec la fonction d’entraîneur lors du départ de Lucien Raetzo en 1968; sa disponibilité à l’égard du F.C. Bulle reste un brillant souvenir. On ne peut passer sous silence les événements qui précédèrent l’assemblée générale de 1970. Pressé par Robert Pipoz d’accepter la présidence, Jacques Gobet voulut tout d’abord se former sur le tas. Et c’est ainsi que, pour un an, il devint le bras droit de Charly Grandjean, encore une fois nanti du titre de patron.

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Ça bouge chez les vétérans

La section des vétérans bullois ne demeura pas en reste durant cette période. Chez les « jeunes-vieux », ça bougeait aussi. Robert Pipoz menait d’une main de maître cette section fondée en 1952 et qui trouvait chez les deux Roger (Dubuis et Dubois) des hommes décidés à ce que l’ensemble fonctionne comme sur… des roulements. (Joseph Egger, qui prit une part active à l’essor de ce groupement, nous pardonnera cette comparaison un peu osée !). Bref, on ne s’ennuyait pas chez les vétérans qui savaient allier résultats et joie de vivre. Ceux-ci se souviennent toujours de la sensationnelle performance réussie à Lausanne, où il ne leur manqua que quinze secondes pour enlever la Coupe de Suisse, ou encore des tournois et des sorties à l’étranger. Sur le plan de l’organisation aussi, ils savaient se montrer énergiques. Le tournoi international de Bulle était une tradition qui réjouissait un nombre de spectateurs souvent supérieur au millier dans l’enceinte de Bouleyres. Le Racing Paris, les Allemands de Ulm, ainsi que Servette, Fribourg, Sienne et Lausanne luttaient aux côtés du club organisateur, lequel, grâce à son excellent niveau de jeu, tint la gageure de s’approprier une fois le trophée du vainqueur. L’équipe des années soixante, à qui échut encore l’honneur d’affronter les terribles Grasshoppers au Hardturm pour la Coupe de Suisse, était difficile à battre. Un peu à l’image des vétérans actuels qui ont su s’inspirer de cette formation tout d’abord engagée en championnat dans le groupe vaudois, avant de rejoindre l’Association fribourgeoise, lorsque celle-ci ouvrit ses portes aux aînés.

Le 50e anniversaire

Si, en 1935, ils s’étaient retrouvés une septantaine de sympathisants à l’Hôtel du Tonnelier pour la soirée-choucroute du 25e anniversaire, les réjouissances du 50e réunirent bien plus de membres et se déroulèrent sur deux jours. Le souvenir de Félix Remy, décédé deux ans plus tôt, fut évidemment évoqué. Celui qui fut un grand président du F.C. Bulle précéda de quatre ans dans la tombe Jean-Baptiste Casati qui, à l’occasion du demi-siècle du club, fêta ses 50 ans d’activité à la cause du football.

Placé sous la direction de Louis Pipoz, conseiller communal, le comité d’organisation avait prévu une journée officielle pour le samedi 13 août 1960. Le lendemain, le F.C. Bulle héritait d’un nouveau drapeau et inaugurait son équipement rouge et blanc, aux couleurs de la ville, couleurs qui, par la suite, allaient faire le tour de la Suisse. Son apothéose sportive, le 50e anniversaire la trouva dans le match de gala qui opposa Lausanne-Sports au F.C. Fribourg. A cette époque, le public avait les yeux de Chimène pour les vedettes lausannoises (Armbruster, Grobéty, Hertig, pour ne citer qu’elles) et ces dernières ne trahirent pas la confiance des organisateurs. Elles assurèrent un bon spectacle et Fribourg se retrouva logiquement éconduit sur le score de 3 à 1. Un vent nouveau soufflait dans les rangs de la première équipe. L’horizon devenait plus clair et les années qui suivirent contrastèrent avec le relatif brouillard des championnats précédents.

1956-1960 : Les juniors donnent le ton

Le découragement est pourtant un substantif inconnu des Bullois. Et c’est leur équipe de juniors qui allait donner le ton en enlevant le titre de champion cantonal en 1958, obtenant de surcroît une promotion en catégorie interrégionale au terme d’une finale gagnée contre Saint-Imier.  » Ces garçons, je les aimais comme les miens « , nous confiait le coach d’alors Roger Zaugg. Et ceux-ci ont su rendre cette affection à celui qui était leur mentor. Ne se retrouvèrent-ils pas tous chez ce même Roger Zaugg, aussi ému que surpris, à l’occasion de son septantième anniversaire? Bel exemple de reconnaissance qui n’a pas laissé insensible l’entraîneur de cette formation !

Les juniors bullois, présidés par Louis Lanthmann, allaient connaître une carrière limitée au niveau des  » Inters « .

Un an plus tard, leur relégation était consommée au terme d’un match contre Cantonal. A 30 secondes de la fin de cette partie, le résultat nul offrait encore une possibilité de maintien. C’est alors qu’un joueur, en voulant dégager son camp, envoya la balle contre l’arbitre. Pendant que le Bullois  » oubliait  » le match et présentait ses excuses au directeur de jeu, le cuir rebondissait dans les buts. C’était 2 à 1 pour les Neuchâtelois et la culbute pour les Gruériens I L’auteur de ce tir malheureux ? On vous le donne en mille : Jacques Gobet, dont on reparlera bientôt, dans des circonstances plus heureuses. Le club était alors dirigé par celui qui peut aussi se targuer d’un titre de patriarche : Henri Seydoux, arrivé à son poste en 1956. Entouré de Roger Zaugg, Roger Dubuis, Robert Menoud, Robert Vuichard, Paul Mivelaz, Gilbert Crausaz et Bino Pipoz, pour ne citer qu’eux, Henri Seydoux fut l’homme de la restructuration. Sous sa conduite, le F.C. Bulle refit surface financièrement parlant, les bases redevenaient saines pour viser plus haut et fêter dignement en 1960 le demi-siècle d’existence.

Bien assis sur des fondations à nouveau solides, le F.C. Bulle pouvait regarder de l’avant. Surtout que, sur le plan du football également, la société redevenait compétitive. L’arrivée de l’industrie mécanique en Gruyère, plus particulièrement de la Fabrique de roulements a billes, avait favorisé la venue de quelques joueurs de talent. Et c’est dans ces années-là que l’on retrouvait dans l’équipe huit ou neuf joueurs, employés de ladite fabrique, qui sur le terrain côtoyait leur directeur technique Seppi Egger, seul Ginginois (étranger) et faisant encore partie du comité d’organisation et organisant chaque année une rencontre des vétérans.

1948-1955: Le déménagement en Bouleyres

Mis en chantier en 1947, le terrain de Bouleyres deviendra opérationnel en 1949. Eugène Boschung tenait alors depuis une année les rênes d’un club qui traversait alors une période quelque peu difficile. Les résultats sportifs étaient pourtant inversement proportionnels aux problèmes administratifs de l’époque. Bien entraîné par Georges Ruegg, le F.C. Bulle bouclait alors le championnat 1949 – 1950 sans avoir connu la défaite, mais échouait dans les finales de promotion contre Martigny et Forward Morges.

La consolation de cet échec s’appela Jean-Baptiste Casati, lequel, au terme de cette saison, recevait au milieu de ses amis l’insigne d’or de l’Association suisse de football, récompense qui un peu plus tard allait également échoir à Robert Vuichard et à Henri Seydoux. Sur son nouveau terrain, Bulle devait connaître par la suite des hauts et des bas. Plus de bas, pour être franc. Les entraîneurs se succédaient, ils s’appelaient Pipoz, Rossier, Neuhaus, Georges et Marcel Grandjean, Faessler ou Perroulaz. Mais, malgré leurs efforts et leur dévouement, la première équipe connaissait des fins de saison souvent pénibles, la relégation étant parfois évitée d’extrême justesse.

Deux coups d’éclat illustrèrent pourtant cette période grisâtre. Le match contre Malley, dans le cadre de la coupe de Suisse 1951, restera le souvenir de la première rencontre officielle entre les Bullois et un club de ligue nationale. La visite des Toscans de la Fiorentina, qui avaient choisi Bulle pour leur camp d’entraînement, demeure également un fait marquant. Les Italiens, grâce à deux matches joués en Gruyère, avaient contribué à améliorer un équilibre financier qui, à l’époque, tanguait dangereusement.

Un échelon plus haut

Sa place en troisième ligue, acquise donc en 1934, le F.C. Bulle allait la défendre avec persévérance, tout en lorgnant vers l’échelon supérieur. Le club, qui avait digéré ses maladies d’enfance, devenait un ensemble bien structuré, fier du titre de champion cantonal de série A remporté par Bulle II en 1939, année qui coïncidait, d’autre part, avec la fondation d’une section de juniors.

Ce fut alors une grande époque pour les jeunes. Soutenus d’une manière quasi-paternelle par Jean-Baptiste Casati, couvés par les bons soins de l’épouse de ce dernier, les jeunes Bullois allaient former une phalange redoutée. Personne ne fut dès lors étonné quand, ces mêmes jeunes, promus en première équipe, signaient une belle page de la vie sportive bulloise en obtenant l’ascension en deuxième ligue. On était alors en 1943, en plein conflit mondial. Bulle avait, à ce moment-là, plus d’un atout dans son jeu, notamment le colonel Peyraud, commandant de place et en même temps chef technique du club. Inutile de préciser que les footballeurs – Robert Pipoz ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il évoque ce souvenir – avaient singulièrement plus de facilités à obtenir des congés…

Bref, 1943 fut un bon millésime. Colombier – qui dut attendre 39 ans pour prendre une cruelle revanche – s’inclinait au cours d’une « belle » disputée à Fribourg. Les honneurs de la promotion en deuxième ligue étaient bullois, Jean Genilloud, auteur du seul but de la partie, ayant eu raison avec ses copains Alfred Piolet, Ernest Cottier, Camille Rime, Félix Aeby, Mario Tomasini, Louis Pipoz, Georges Vuichard, Robert Pipoz, René Cottier, Roger Dubois, Eugène Boschung et Arthur Gaillard, de la résistance des Neuchâtelois.

1920-1947: Le bail de Félix Remy

Entretemps, la vie du club a connu quelques moments forts. Ne serait-ce que par la création d’une seconde garniture en 1920 ou l’acquisition du terrain des Agges en 1922, terrain devenu fonctionnel grâce à une somme peu commune de travail bénévole, caractéristique que l’on retrouve par ailleurs dans toute l’histoire du F.C. Bulle. Le fait marquant de cette période initiale de la vie du football bullois restera néanmoins la nomination de Félix Remy à la présidence du club.

C’était en 1920 et le nouveau patron succédait alors à Marc Borel. Félix Remy allait conserver son poste jusqu’en 1948, soit durant 28 ans. Avec Jean-Baptiste Casati, Robert Vuichard et Henri Seydoux, trois personnalités dont nous reparlerons plus tard, il demeure dans l’esprit de beaucoup l’un des piliers de la société. Emile Murith, Albert Blein, Albert Baeriswyl, Oscar Gex, Henri Murith et Marc Borel furent ses prédécesseurs à la tête de l’organe faîtier du F.C. Bulle, mais aujourd’hui encore, Félix Remy reste celui qui a signé le plus long bail dans les fonctions présidentielles.

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1910-1920

En 1910, les idoles du football existaient déjà. Pour Emile Murith, premier président d’un F.C. Bulle qui venait de sortir du cocon, celles-ci portaient le nom des Young Boys de Berne. Nulle surprise, en conséquence, à ce que le club adopte les couleurs « jaune et noir » de l’équipe bernoise. Ce que Emile Murith et ses administrés ignoraient par contre, c’est que, quelques soixante-dix années plus tard, le F.C. Bulle allait affronter ces mêmes Young Boys. Et pas dans le cadre d’une quelconque inauguration de terrain, mais bien en championnat suisse. Et, excusez du peu, au niveau de l’élite ! Certainement que les valeureux fondateurs du F.C. Bulle, qui avaient pour noms Emile Murith, Paul Desbiolles, Jacques Hohl, Jean-Louis Molinari, Jean Tarantola, Albert Blein, Alphonse Gippa, Albert Baeriswyl, Ernest Janet, Jacques Moret, André Crotti, Eugène Glasson, Max Kogger, Henri Murith et Fernand Poffet, même dans leurs rêves les plus fous, n’avaient jamais imaginé un tel événement. Et pourtant, celui-ci devint réalité. Même s’il n’est, dans les faits, qu’une péripétie des 75 ans d’existence d’un club à l’histoire bien fournie. Son entrée officielle dans le concert du football suisse, le F.C. Bulle la signa en 1912 quand, à Sienne, il fut admis au titre de membre de l’ASFA. Engagée dans le championnat de 4e ligue, l’équipe prit un bon départ en décrochant deux fois consécutivement le second rang. Ses aspirations l’attiraient toutefois vers une catégorie supérieure; mais, après quelques essais, infructueux il faut le préciser, la promotion devint réalité en 1934 seulement.

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